LE GISTI
le gisti est une action que soutien le groupe, l'une des causes très importantes auprès de laquelle ils se batent...
(franchement je sais que l'article est un peu long mais prennez la peine de le lire, c'est interressant...)
QU'EST-CE QUE LE GISTI ?
Attention, les propos qui suivent sont tirés du site du gisti !
Le GISTI est une petite association de spécialistes du droit des étrangers qui, depuis sa création en 1972, a pour but d'aider les étrangers et les immigrés par des permanences juridiques gratuites et par son soutien à leurs luttes. Le GISTI publie aussi des ouvrages de droit et des documents pratiques. Il organise encore des formations au droit des étrangers pour spécialistes et militants.
Pour le GISTI, la liberté de circulation est une sorte de droit naturel. Quoi de plus normal que de pouvoir aller à son gré d'un point à un autre, d'une région à une autre, d'un pays à un autre ?
D'ailleurs, la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'ONU il y a juste cinquante ans, n'affirme-t-elle pas que " Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État. Toute personne, poursuit-elle, a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays " ? Il est vrai que cette Déclaration ne reconnaît pas pour autant le droit pour chacun d'entrer librement dans tout pays.
Depuis plusieurs années, le Gisti insiste pour que l'Europe et la France fondent leur politique à l'égard des migrants sur la liberté de circulation et non, comme c'est le cas depuis 1973, sur son contraire, la fermeture des frontières. D'abord parce que la fermeture ne donne pas satisfaction : la lutte des sans-papiers montre que les frontières sont perméables même quand on les a déclarées juridiquement étanches, surtout dans un monde où, d'une part, le règne du libéralisme et l'effondrement de l'aide au développement accroissent les injustices, la misère, et où, d'autre part, la violence et la répression frappent encore et toujours des millions d'individus.
Or, au nez de qui ferme-t-on les frontières ? Pas à celui riches, ni à celui des agents de la répression. On ferme les frontières aux pauvres et aux persécutés.
Faire de la liberté de circulation le principe de la politique migratoire de l'Europe et de la France ne signifie pas que l'on s'interdise de prendre des précautions particulières dans certaines circonstances exceptionnelles, par exemple pour se protéger. Mais il faut noter que les trafiquants ou les terroristes voyagent rarement sous leur identité réelle.
Et le risque d'invasion ? Jusqu'en 1986 - on ne s'en souvient pas toujours -, il n'y avait pas d'obligation de visas pour les pays africains. Il n'y a pas eu d'invasion. Quand le rideau de fer s'est effondré, les experts nous ont annoncé le déferlement. On l'attend toujours. Quand l'Espagne et le Portugal sont entrés dans la Communauté européenne, on nous a prédit la submersion. Mais où sont-ils donc passés ?
Pour le Gisti, la liberté de circulation permettrait enfin aux migrants de ne pas se fixer indéfiniment en France et en Europe s'ils ne le souhaitent pas. On ne dit jamais que, dans de très nombreux cas, ils veulent seulement y passer quelques années, le temps de faire des économies ou d'acquérir des compétences nouvelles avant de regagner leur pays. Or, sous le régime de la fermeture des frontières, la délivrance des autorisations de séjour et de travail est si stricte qu'ils n'osent plus repartir et finissent pas tenter de faire venir leur famille avec eux, légalement de préférence, ou illégalement si leur demande est rejetée. En garantissant le droit à l'aller et au retour, la liberté de circulation facilite la fluidification des flux migratoires et favorise un véritable codéveloppement.
la parole aux noir dez:
"Nous ne sommes pas venus au concert "Liberté de circulation" par hasard.
Le GISTI fait partie de ceux qui représentent le combat généreux, juste et intelligent pour une France et une planète où l'on remettrait les choses à leur place, c'est-à-dire où la liberté, l'égalité et la fraternité seraient au centre de nos préoccupations.
Le fait que le GISTI soit en difficulté ne pouvait pas nous laisser indifférents.
D'une part, nous pouvons contribuer à une remise à plat de l'association, mais aussi à la diffusion et à la défense de l'idée de la liberté de circulation.
Ajoutez à cela les rencontres ou l'approfondissement des relations entre les différents artistes et les gens du GISTI, le tout couronné d'une bonne fête.
On aurait dû se gêner ?
Pourquoi ?"